ÉCONOMIE MONDIALE À BERLIN
Cela fait déjà près de 30 ans que Dominik Bausinger travaille dans la restauration. Notamment avec son bar « San Remo Upflamör » à Berlin. En collaboration avec Konrad Lauten, spécialiste du financement participatif, il a posé sa candidature en 2018 pour reprendre l’espace de restauration entièrement rénové de la Maison des cultures du monde. Avec succès : depuis près de deux ans, ce duo créatif gère le « Weltwirtschaft » près du Tiergarten, avec un restaurant, un café en plein air et un kiosque sur le toit – le tout offrant une vue imprenable sur le Parlement et la Spree. Vous en saurez plus dans cette interview tirée de notre magazine WEISS n° 5...
Comment décririez-vous votre concept ?
Bausinger : Nous sommes un établissement ouvert à tous et ne souhaitons pas nous adresser uniquement à une clientèle élitiste. C’est pourquoi nous avons délibérément opté pour davantage de diversité : au restaurant, nous proposons une cuisine raffinée à la carte, tandis que dans notre brasserie en plein air, nous servons d’excellentes pizzas et des en-cas. Chez nous, il n’y a en principe pas de plats à emporter. C’est un peu difficile pour le moment, mais c’est un objectif vers lequel nous allons à nouveau tendre dans un avenir proche. Ici, les gens ont tout l’espace nécessaire pour s’asseoir et profiter de l’ambiance, d’un bon repas ou d’un verre – quand ils y sont autorisés, bien sûr.
Vous servez également dans de la porcelaine KPM. Pourquoi avez-vous fait ce ?
Bausinger : KPM Berlin est une entreprise riche d’une longue tradition, qui fabrique depuis longtemps de la vaisselle haut de gamme et de superbes collections. Nous avons opté pour la série LAB. Elle s’accorde bien avec notre image. Notre bâtiment a certes été construit dans les années 50, mais ses lignes épurées lui confèrent tout de même une certaine influence du Bauhaus.
Qu'appréciez-vous particulièrement chez KPM ?
Bausinger : Nous utilisons la vaisselle KPM lors du service du soir au restaurant ou lors d'événements en petit comité. Les assiettes sont très sobres. Elles permettent de mettre merveilleusement en valeur les plats.
Avez-vous un conseil de style à nous donner ?
Bausinger : Nous privilégions le minimalisme, nous n'utilisons pas de nappes, mais nous aimons apporter des touches originales. Il peut s'agir d'un verre qui sort de l'ordinaire ou d'un vase. Ces petites ruptures de style permettent également à la vaisselle KPM de mieux se mettre en valeur.
Comment cela est-il perçu par les clients ?
Bausinger : La série LAB, justement, séduit aussi les personnes qui ne sont pas vraiment sensibles aux services classiques. Tous ceux qui ont un rapport quelconque avec le design et l'esthétique – et ils sont nombreux à la Maison des Cultures du Monde – en sont conquis.